L'hôtel Pereire


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Lorsqu'elle créé sa fondation en 1975, Simone Del Duca cherche le lieu le plus approprié pour y installer le siège. C'est bien un lieu à la fois de travail mais aussi de réception, pouvant accueillir les très diverses missions qui seront celles de cette Fondation, et non une résidence personnele qu'lle recherche. Lorsque son choix se porte sur l'hotel particulier du 10 rue Alfred de Vigny, elle voit en cet immeuble l'écrin idéal à son action. Elle n'y rédsidera jamais.

 Demeure familiale de la fin du XIXe siècle

C’est à William Bouwens van der Boyen (1834-1907), architecte de la Ville de Paris en charge du XVIe arrondissement, que le financier Émile Pereire confie le soin d’édifier son hôtel. Les travaux commencent 29 novembre 1879 et s’achèvent en 1881. 



Emile Pereire 1840 - 1913



Suzanne Pereire 1845-1934

L’hôtel rappelle l’architecture classique des XVIIe ou XVIIIe siècles français. La monumentalité de la façade, qui peut être admirée depuis le parc Monceau, est accentuée par le fronton renfermant un groupe sculpté dû à Aimé-Jules Dalou (1838-1902). On y distingue une femme à demi couchée en train de peindre sur un chevalet et trois putti accompagnés de symboles des arts (violon, livre, palette de peintre, ciseau et marteau de sculpteur, colonne tronquée).

Émile II disparaît le 8 février 1913. Quelques mois plus tard, le partage des biens dépendant de la communauté des époux Pereire attribue l’hôtel à la veuve d’Émile qui en fait donation de la nue-propriété à ses enfants. À sa mort, en septembre 1934, l’hôtel demeure en indivision entre ses trois enfants et ses dix petits-enfants.



Facade fondation famille Pereire



Grand salon famille Pereire

© collection particulière famille Pereire

Le ministère de la Production industrielle

La famille Pereire y demeure jusqu'au 1941, date à laquelle l’hôtel de la rue Alfred-de-Vigny est loué au ministère de la Production Industrielle. Lorsqu’ils tentent, à la Libération, de récupérer l’immeuble pour le vendre, l’autorité militaire procède à sa réquisition pure et simple. Il devient alors le siège de la Direction de la Sidérurgie, un service dépendant du ministère de la Production Industrielle. Il est prévu que cette mesure d’exception prenne fin neuf mois après la cessation des hostilités, soit, aux termes de la Loi, le 1er juin 1946.

Cette année-là, les seize héritiers Pereire chargent l’architecte Jacques Robine de mener à bien les négociations visant à libérer les locaux et à trouver un acquéreur. Tâche difficile! L’occupation des lieux par un service de l’Etat complique en effet singulièrement les choses. Et puis le contexte n’est pas vraiment favorable. En cet immédiat après-guerre, rares sont ceux qui ont les moyens de s’offrir un hôtel particulier dans l’un des quartiers les plus prisés de Paris.

 

Une nouvelle vocation: les Charbonnages de France

Des acquéreurs sont finalement trouvés en 1947: la société aux Charbonnages de France et la société immobilière du 10 Alfred-de-Vigny, elle-même constituée entre les sociétés « Huiles Goudrons et Dérivés » et « Ammonia » se partagent la propriété de l’hôtel à hauteur de deux tiers un tiers.

La direction de la société Huiles Goudrons et Dérivés charge l’architecte Joseph Marrast d’élaborer un projet puis de suivre les travaux. Pour mener à bien la décoration intérieure de l’hôtel de la rue Alfred-de-Vigny, Joseph Marrast fait appel à l’architecte d'intérieur et créateur de mobilier Baptistin Spade (1891-1969).

Commencés au début de l’année 1948 et achevés un an plus tard, les travaux ne bouleversent cependant pas en profondeur la structure du bâtiment. L’essentiel porte sur la décoration des pièces et la modernisation de certaines installations frappées de vétusté.

En juin 1948, les travaux achevés, la Société immobilière du 10 rue Alfred-de-Vigny se porte acquéreur des parts que les Charbonnages de France détenaient dans l’immeuble, devenant ainsi la seule propriétaire de l’hôtel. Celui-ci continue d’abriter le siège de la société Huiles Goudrons et Dérivés.  Elle y restera 27 ans.

 

Un siège de prestige pour la Fondation Simone et Cino Del Duca 



Façade 1975

En mars 1975, Simone Del Duca à la recherche d'un lieu de prestige pour abriter la Fondation Simone et Cino Del 

Duca, fondée quelques mois plus tôt, se porte acquéreur de l’hôtel. Car la Fondation Simone et Cino Del Duca, c’est aussi un lieu de prestige.  Souvent remanié, jamais dénaturé, cet hôtel particulier est choisi par Simone Del Duca en raison, précisément, de son prestige, pour souligner avec force la vocation et les missions de la Fondation.

À la vocation industrielle qui avait été la sienne depuis le début des années 1940 en succède donc une autre, plus conforme au site et à son environnement, centrée sur le mécénat et la philanthropie. Cette vocation se poursuit de nos jours sous l’égide de l’Institut de France.

 

 

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